Le 23 septembre 2026, Myriam Baba-Aïssa a ouvert sa librairie dans le Ve arrondissement de Paris : la librairie Plan Cœur, spécialisée en romance. Puisque les librairies spécialisées en romance sont de plus en plus présentes dans nos villes, nous nous sommes interrogées sur ce phénomène et avons rencontré Myriam afin de discuter avec elle de ce qui fait leur succès, en nous appuyant sur trois thèmes principaux : un nouveaux public ? De nouvelles librairies ? De nouvelles communications ?
Un nouveau public ?
Que pouvez-vous nous dire de l’évolution des pratiques de lecture en romance : quel public visé/atteint, quelles habitudes de lecture ?
Ce sont des femmes à 99,8%. Au niveau de l’âge, c’est assez hétérogène. Il y a plutôt des jeunes mais aussi pas mal de femmes de 40, 50 ans qui viennent, ça c’est assez marrant. Mes habitués sont plutôt des femmes, ça c’est sûr. Au niveau des catégories socioprofessionnelles, il y a de tout : des filles qui n’ont pas trop de thunes, d’autres qui en ont vraiment beaucoup. Ça se ressent un peu sur le panier d’achat (rire). Socialement, c’est vraiment ouf de voir que c’est un genre qui rassemble, qui ne vise pas une certaine catégorie de personnes.
En terme de fréquentation, j’ai des habituées qui restent du matin au soir quasiment, avec qui on parle et qui viennent très régulièrement, mais il y a aussi des gens de passage. Des gens qui viennent de Belgique et du sud de la France, qui ne viennent pas exprès (rire), je n’en suis pas là encore, mais qui me disent : “Ah, j’étais à Paris, il fallait absolument que je passe, je vois partout sur les réseaux Plan Coeur”.
Est-ce que vous pouvez estimer la proportion entre habitués et gens de passage ?
Franchement je sais pas, je n’y ai pas réfléchi, il faut que je me refasse le film de ces 5 derniers mois. Le truc, c’est que j’ai beaucoup de dédicace. J’en fais quasiment toute les semaines, voir deux par semaines, et je dirais que c’est 70 % de passage et 30% de fidèles. Il y a des filles qui viennent, que je reconnais, qui viennent à des dédicaces et tout, mais il y a aussi “Moi je suis fan de Delinda Dane et je viens pour cette dédicace là et donc tu me verras qu’une fois ou deux dans ta vie”.
Les lecteurs assument-ils de lire ce genre littéraire ? Quel regard porte le grand public sur eux et sur le genre?
Je vois tout le temps des gens qui rentrent avec des préjugés. Mais pour les lectrices de romance, je trouve que maintenant c’est même devenu un combat : “Je lis de la romance et j’assume”. La romance a changé aussi. La romance qu’on lit, là, est écrite par des femmes plutôt jeunes et traitent de sujets sociétaux. Au delà d’une histoire d’amour, elles parlent d’homophobie, de racisme, de deuil, de famille, de plein de choses. De l’adolescence, de harcèlement…
La romance a quand même changé, les couvertures ont changé, et ça c’est bravo, il n’y a plus de mecs torse nu. Quand tu prends le train ou l’avion, tu n’as plus envie de cacher la couverture. Maintenant, on a de très belles couvertures au contraire. Les personnes qui ne lisent pas de romance et qui entrent dans la librairie me demandent ce que c’est. Ils sont impressionnés par la beauté des couvertures et des objets : les cartonnés, les jaspages… Les jaspages rendent fou les gens qui ne connaissent pas la romance !
C’est vrai qu’on ne voit pas de jaspages dans les autres genres…
Oui, ce n’est que en fantasy et en romance. Pour le grand public, je ne pense pas que le regard ait évolué : pour les non lecteurs de romance, c’est toujours de la sous-littérature, des romans pour les petites filles. Mais allez voir les dark-romances, vous verrez si c’est pour les petites filles !
Est-ce que, lorsqu’un livre explose sur les réseaux sociaux, vous le voyez dans vos ventes ?
Cela impacte énormément, c’est impressionnant. Vous connaissez Kentin Jarno ? Il a fait deux ou trois vidéos sur Tik Tok qui ont fait un million de vues. Son livre a explosé à ce moment-là. Morgane Mocomble a fait une interview il n’y a pas longtemps ici, pour Arte, et la journaliste lui a demandé “quand est-ce que s’est produit le switch dans votre carrière ?”. Elle a expliqué que c’est une vidéo sur son livre L’as de cœur ou L’as de pique, un des deux, sur les réseaux sociaux qui a explosé et atteint 2 millions de vues. Et à partir de là, elle a passé un cap et elle est devenue “Morgane Mocomble”.
Est-ce que le rôle de prescripteur des réseaux sociaux est plus important que vous en tant que libraire, même pour les habitués ?
Carrément, sauf pour les habitués car on a une relation qui est autre. On passe du temps ensemble et on se raconte les livres qu’on a lu. Elles m’influencent dans mes achats, et inversement.
Mais les réseaux sociaux sont beaucoup plus impactants que moi : un garçon est venu qui s’appelle Antoine, Tointok. Il est venu plusieurs fois à la librairie, et en ce moment, il cartonne sur le Bootok. Il est venu plusieurs fois à la librairie. Les deux semaines qui ont suivi, plein de filles sont venues à la librairie en me disant, “J’ai vu la vidéo d’Antoine”. Et je me suis dit “Ah ouais quand même !”.
Donc les réseaux sociaux font venir les gens, même pas forcément pour un livre précis, ça fonctionne aussi sur les lieux.
Oui, après à Paris, il n’y avait pas encore de lieu comme ça. La librairie Fox Garden a ouvert, je crois, un mois avant moi. Puis moi, puis Gibert. On était tous sur nos projets, mais on ne le savait pas. Et d’un coup, on voit tout le monde ouvrir. Ça fait un peu peur, mais bon, c’est Paris, c’est grand ! Quand les gens découvrent sur les réseaux sociaux qu’il y a un lieu spécialisé en romance, un genre qui n’est pas encore reconnu du grand public, et bah, ça fait plaisir d’aller voir. Et on a envie d’y rester.
Ce qui nous a marqué quand on a fait nos recherches, c’est qu’avant septembre, il y avait déjà de nombreuses librairies de romance à différents endroits en France, mais il n’y en avait aucune à Paris !
Oui c’est fou ! La première à avoir ouvert, c’était le Comptoir du rêve à Toulouse. Après il y a eu L’Encre du Cœur à Rouen, puis à Caen. Après, il y en a eu deux/trois qui ont ouvert il y a trois ans, et d’un coup, cette année, il y en a des dizaines qui se sont ouvertes partout en France. Ça c’est démocratisé d’un coup. C’est pareil pour les maisons d’édition, il n’y en avait pas autant il y a trois ans.
Comment fidélisez-vous les clients ?
Il y a la partie café, environ 9 places assises. Les gens peuvent se poser et se rencontrer, faire connaissance : elles deviennent copines et se redonnent rendez-vous ici. Hier soir, par exemple, je suis partie faire mes courses, et en passant j’ai vu mes 4 dernières clientes manger au resto ! J’étais en mode “Mais non, trop mignon !”. La partie café fait que les gens se rencontrent, et ça fidélise. Après, je pense que moi, humainement, je fais un travail où je suis très sociable.

De nouveaux libraires
En lisant des articles, nous avons vu que la plupart du temps, les librairies de romance étaient créées par des grandes lectrices de ce genre. Est-ce que c’est votre cas aussi ?
Pas du tout ! Moi j’ai découvert la romance en travaillant chez Hugo Publishing. J’avais beaucoup d’à prioris, je me disais “Non, mais la romance, c’est n’importe quoi !”. Et puis j’ai commencé à travailler avec des autrices qui m’ont dit “Mais tu l’as lu mon livre ?”, j’étais là “Nan…” Je me suis dit “Je vais commencer à les lire, ça fait partie du job”. J’ai donc commencé à lire et j’y ai pris goût. Et puis même humainement je les trouve géniales, toutes.
Pour moi, c’est plus le réseau en vrai, parce que j’ai un gros réseau : des auteurs, des gens qui bossent dans l’édition. J’ai un gros réseau de copines autrices, et c’est pour ça que je me suis dit que j’allais créer ce lieu aussi. Parce que c’est plus simple de les faire venir.
En février, j’ai eu comme ça, en mode : “Viens boire un café, on se pose et à la fin on signe des livres”, 8-9 autrices qui sont passées. Dont des Anita Rigins, qui sont anonymes. Quelques lectrices ont compris que c’était elle et ont parlé avec elle. Elles m’ont dit “Mais Myriam, j’ai parlé avec Anita Rigins !!!” (rires). Non, je ne suis pas une fan de romance, j’aime beaucoup, mais je ne suis pas une ultra-fan.
Finalement c’est atypique par rapport à ce qu’on peut voir autour. Parce qu’on a vraiment l’impression que ce sont des gens qui ne travaillent pas du tout dans le milieu du livre de base et qui décident de se lancer, qui se disent “Aller j’ouvre ma librairie !”
En fait, d’avoir ouvert en même temps que Fox Garden et Gibert, le fait qu’on soit trois à Paris, c’est compliqué quand même. Mais je sais que ma force, c’est que toutes les autrices demandent à venir signer chez moi. Elles passent comme ça, de temps en temps. Du coup les gens le savent un peu et se disent : “Ah mais je peux croiser mon autrice préférée en fait ici, c’est ouf !”. Ça c’est ma force.
Si j’étais seulement fan de romance, je n’aurais jamais ouvert une librairie spécialisée dans ce genre. C’est seulement 7% du marché du livre, la romance. Et je pense que dans quelques années, enfin c’est même pas dans quelques années, dans deux ans, plein de librairies vont fermer aussi. À Lyon il y en a quatre… et qui sont toutes proches.
Et sans avoir de réseau très développé comme vous, c’est plus compliqué de faire venir les gens, de les fidéliser.
Tu vois je pense que Shirley (Libraire de Fox Garden), elle en souffre que moi je connaisse les autrices et qu’elles viennent beaucoup plus ici que chez elle… Gibert, a une force de frappe qui est autre. L’effet groupe, la trésorerie de ouf, plein d’argent…
De nouvelles communications ?
De manière générale, comment communiquez-vous sur votre librairie ?
Moi je suis un peu nulle hein… (rires). Franchement je suis un peu nulle. Enfin j’essaie, toujours dans le truc humain, de mettre des moments de vie de la librairie.
Et vous n’avez que Instagram ?
TikTok aussi. Mais TikTok, j’avais une stagiaire en BTS communication qui me faisait plein de contenu, et depuis qu’elle est partie, je suis triste… (rires) Ouais, je suis moins TikTok. Pourtant on vient d’en parler là, avec les Kentin Jarno, ça peut être très important…
Mais en fait, je suis mal à l’aise. Par exemple, ce que les gens aiment bien, c’est qu’on fasse des faces caméra. Et bien moi, je suis trop mal à l’aise avec ça, dire “Coucou tout le monde… » La révolte de la reine, voilà !” Je suis trop mal à l’aise, je n’y arrive pas. Il faudrait que je m’y concentre, que j’y passe plus de temps. Plus en story peut-être, j’aime bien les storys. Demander l’avis des gens, poser des questions, les intégrer un peu…
Leurs demander des avis de lecture, des choses à améliorer ?
Oui. Par exemple, si vous avez des livres en VO que vous aimeriez avoir, n’hésitez pas à me balancer vos recos ! Par exemple, quel livre vous voulez commencer pour le book club. Ca me permet d’intégrer un peu mes lecteurs, mes lectrices aux décisions.
Et comment fonctionne le book club ?
Il n’est pas encore lancé.
C’est une exclusivité !
Ouais ! On va commencer par Abysses de C. S. Quill en principe. Ça va être le samedi matin, de 10h30 à 12h. Ce sera payant parce qu’il y aura un petit-déjeuner. La librairie ouvre à 11h30, mais de 10h30 à 11h30 ce sera fermé pour le book club. À 11h30, je me détache du book club et j’ouvre la librairie, et les filles terminent leurs conversations. On choisit un livre et après, je ne sais pas trop comment ça va se passer. Ça va se faire naturellement, je pense. Puis, je veux faire aussi des book club en mode, chacune ramène le livre qui lui a changé la vie, qui lui a brisé le cœur, qui lui a … Et explique un peu pourquoi le livre l’a autant touché.
Et ce serait toutes les semaines ?
Toutes les deux semaines plutôt. Je vais essayer de faire intervenir des auteurs aussi, quand c’est possible, quand c’est sur un livre en particulier. Là, je vais faire avec Léa Némézia (autrice de la série The Royal Thorns) et Aria Topez (autrice du livre Imbalance), samedi prochain, le 7 mars. On va faire un book club suivi d’une dédicace. J’ai fait ça aussi avec Delinda Layne et Lyly Bay. Chacune des lectrices disait le livre qu’elle avait préféré de l’autrice, pourquoi, etc.
Après, moi je posais des questions aux autrices, et les lecteurs aussi. Les lectrices ont adoré, parce qu’elles pouvaient donner leur avis. et c’était cool aussi que ce ne soit pas qu’un moment où les autrices parlent.
Ça a rassemblé combien de personnes ?
Il n’y avait que 20 personnes, parce que je ne peux pas mettre plus. C’est sur ticket à chaque fois. Et puis de toute façon si c’est plus, on peut moins discuter, c’est moins intime.
Est ce que vous savez s’il y a beaucoup plus de gens qui voulaient venir et qui n’ont pas pu parce qu’il n’y avait plus de place ?
Les tickets sont partis en une minute à peine ! 20 personnes, c’est pas beaucoup… Déjà, en dédicace, les 120 tickets partent en une minute, alors pour un book club…
Il y a quand même beaucoup de demandes au final, peu importe l’événement.
Ouais, carrément ! J’ai fait une soirée de Noël, pareil. Enfin, c’était un peu plus long, mais dans la soirée c’était parti. En romance on ne se pose même pas la question, on met des tickets, parce qu’il y a trop de gens. Les tickets permettent de contenir un peu.
Vous nous avez dit que vous faisiez des storys. Est-ce que vous faites aussi des posts sur Instagram ?
Oui, j’ai fait des vidéos, mais c’était des autrices qui m’avaient forcée. J’essaie de faire un peu de contenu, mais je ne sais pas trop ce qui fonctionne ou pas. Je n’arrive pas trop à comprendre, donc j’y vais un peu au feeling, en me disant “Ah ça, c’est un moment sympa, ah ça c’est joli, ah là il y a une dédicace, donc je vais le mettre”. J’attends d’avoir un peu d’événements pour pouvoir poster un truc avec plusieurs photos, des vidéos…
Donc, tout ce qui est tendances sur les réseaux sociaux, ça ne vous influence pas tellement.
Pas du tout ! Je n’en suis aucune, du coup. C’est bête, il faudrait que je le fasse, mais je n’arrive pas à me mettre face à la caméra.
Il n’y a pas, par exemple, un auteur très en vogue sur les réseaux sociaux dont vous vous dites qu’il faut absolument que vous ayez une rencontre ou une dédicace avec lui ? Ou c’est plutôt les gens que vous connaissez qui viennent ?
Pour le moment, je n’ai fait aucune demande en maison d’édition pour avoir des auteurs. Tous les auteurs que j’ai eu, c’est parce que la maison d’édition m’a dit “Bonjour, on peut vous proposer telle autrice”. Parce que je connais les auteurs de chez Hugo, mais c’est tout. Après, les autres, j’ai eu… Kelly Smith qui est une américaine. C’est la maison d’édition qui est venue vers moi. Je vais avoir Julie Soto : c’est la maison d’édition qui est venue vers moi. Une autre américaine, Morgane Amy, je ne la connaissais pas. C’est la maison d’édition qui est venue vers moi. Après, les Emma Green je ne les connaissais pas.
Même de passage, Aya Estrela, Marina Evans, je ne connaissais pas du tout. Je ne les ai jamais rencontrées de ma vie, je ne leur ai jamais parlé sur les réseaux sociaux. Elles sont passées, on a parlé, on a rigolé, et voilà. Donc l’humain vraiment… Et même les actrices que je connais de chez Hugo, c’est parce que ça a matché entre nous humainement au travail. Après elles me suivent aussi sur mes aventures en librairie.
Et du coup est-ce que vous faites un peu des collaborations, des partenariats avec des influenceurs/influenceuses, ou est-ce que vous aimeriez en faire dans le futur ?
Non, je n’en ai jamais fait. En vrai je les connais aussi un peu, donc non, je ne pense pas.
Il n’y aurait pas spécialement d’avantages à en faire ? Comme par exemple une maison d’édition qui s’en sert pour promouvoir un livre.
Comme ils viennent déjà, et qu’ils font déjà du contenu, c’est spontané en fait, ça fait plus naturel. Parce que sur les réseaux maintenant, on est obligé de dire si on est payé, que c’est du contenu rémunéré, une collaboration ou voilà… Là, le fait qu’il viennent naturellement, je trouve que c’est encore mieux. Parce que ça veut dire qu’ils ont envie de venir d’eux même dans la librairie : ça fait moins fake je trouve.
Oui, ça se ressent aussi forcément… Et pour les événements vous nous avez dit que vous faisiez des rencontres, des dédicaces, le book club : est ce qu’il y avait autre chose ?
Plus tard oui, je vais faire des ateliers créatifs, des trucs sur céramique, des Book Nook, des carnets de lecture, ça on me l’a demandé. En fait, les habituées me disent “Mais il faut trop que tu fasses ça, on veut ça !”. Là, elles voulaient un carnet de lecture, un atelier où j’achète un milliard de trucs de déco, de machins, de colles, de stickers et tout, et qu’on fasse nos carnets de lectures sur un après-midi ou une soirée.
Et est-ce qu’à chaque fois vous faites des storys ou une publication pour montrer l’événement ?
Non. J’attends qu’il y ait plusieurs événements, mais je ne sais pas pourquoi.
Vous pourriez faire une seule publication avec plusieurs photos ou une seule vidéo sur un événement ?
Peut-être sur des événements type « atelier », parce que je n’en ai pas fait encore des ateliers, c’est pour ça. Après il y a une histoire d’image, où les gens ne sont pas forcément d’accord. Et même demander, je trouve que c’est malaisant pour l’autre. Donc pour l’instant, même quand il y a des moments où les filles se posent et lisent un peu sur le canapé, je mets des photos en story, mais vraiment qu’à partir de la poitrine. Même pour les dédicaces, dans les files d’attente, je me mets au bout de la file pour prendre de dos et ne pas avoir les visages, parce que je ne sais pas s’ils sont d’accord ou pas.

Myriam Baba-Aïssa est licenciée en communication et en marketing digital. Elle a commence a travaillé dans un journal municipal puis dans une boite de production avant de rentrer dans le secteur de l’édition. Elle arrive chez Dunod et Armand Colin en 2015-2016 et travaille dans la communication. Ensuite, en tant que responsable communication, elle a travaillé dans une toute petite maison d’édition spécialisée en santé, bien être et sport : Amphora. Elle entre ensuite dans le groupe Flammarion en littérature étrangère et chez Pygmalion en littérature de l’imaginaire. Elle finit par arriver chez Hugo Publishing d’abord dans la collection Stardust, en fantasy, puis arrive dans le secteur de la romance et travaille avec les autrices les plus connues et qui fonctionnent le mieux. En accompagnant les autrices en dédicaces et en Salons, elle a rencontré de nombreux lecteurs et a trouvé qu’il y avait un réel besoin de trouver un endroit qui rassemble les lecteurs et passionnés de romance afin de créer du lien et de partager leur passion : c’est comme cela que la librairie Plan Cœur est née !
Emma Lecler & Emma Gendrot
